L’IA, flic ou voyou ?
Les algorithmes sont partout. Depuis quelques temps ce que l’on appelle communément l’IA a fait son apparition dans des domaines divers et variés et semble de plus influer sur nos vies. L’IA peut enthousiasmer par les progrès qu’elle permet d’entrevoir (en médecine, dans l’éducation etc) mais elle effraie tout autant au vu des risques qu’elle peut engendrer (disparition d’emplois, contrôle de masse, système d’armes létales autonomes…).
Il en va de même en matière de droit pénal. L’IA n’est pas appelée à jouer un rôle en cette matière mais des rôles. De manière plus précise, elle a vocation à être utilisée par les délinquants voire être elle-même délinquante mais aussi à améliorer la constatation des infractions, l’identification de leurs auteurs, leurs jugement etc.
L’IA ne sera pas « flic ou voyou » mais bien « gendarme et voleur » ! À l’occasion de l’exploration de ces deux rôles de l’IA, nous aurons l’occasion de nous arrêter sur quelques cas d’usage qui mettront en lumière tout l’intérêt d’une collaboration entre spécialistes de l’IA et pénalistes.