Repenser l’étude et la valorisation du mobilier archéologique par la modélisation et l’impression 3D
Le cas de l’exposition AGRIPOP Cette communication a pour objectif de présenter un travail méthodologique d’acquisition par scan 3D et/ou photogrammétrie du matériel archéologique initial, pour en réaliser une impression, puis le peindre de manière réaliste. Cet exercice a engendré des réflexions méthodologiques pouvant apporter de profondes évolutions de la valorisation du mobilier, afin de le présenter au public comme un fac-similé des objets, mais fait naître aussi une amélioration certaine des pratiques d’études par les archéologues (manipulation possible des artefacts fragiles, observation de stigmates en relief...). C’est à l’occasion de l’exposition AGRIPOP - Paléogénétique et Archéologie (19 nov. au 16 déc. 2024, Univ. Paris Cité) organisée par E-M. Giegl et T. Grange (Institut Jacques Monod) avec le soutien de l’UMR 8215 Trajectoires, que s’est constituée la réalisation de ce travail. Elle présentait les résultats des études ADN de sépultures rubanées issues de sites de la vallée de l’Aisne, ainsi que des sépultures de Catal Hüyük. Le lieu physique de l’exposition ne bénéficiant pas des conditions de sécurité nécessaires pour exposer du matériel archéologique de manière satisfaisante, il a été décidé de ne présenter que des fac-similés de ces objets : bucrane d’aurochs, crâne humain, outillage lithique, vase céramique, parure en os, statuette en pierre.