Du profil de sol à l’image : valoriser les apports des sciences de la terre à la restitution hypothétique des modes de vie variés du Néolithique
Des reconstitutions graphiques de sites mésolithiques à modernes, mais surtout du Néolithique ont été proposés par les auteurs depuis 1994, afin de mettre en image les résultats de démarches interdisciplinaires, centrées surtout sur l’archéologie et la science du sol. Cela a eu lieu dans le cadre d’interventions le plus souvent préventives en Wallonie (Belgique) et au grand-duché de Luxembourg, puis dans la moitié septentrionale de la France. Une thèse de doctorat défendue en 2021 à l’Université Panthéon-Sorbonne a permis de comparer, rediscuter et synthétiser ces données des profils de sols, des analyses de laboratoire et au microscope pour le Néolithique et le Bronze ancien à moyen, aboutissant à de nouvelles et plus nombreuses hypothèses et reconstitutions graphiques.
Y sont proposées, à titre d’hypothèse, certains des éléments les plus novateurs issus de analyses interdisciplinaires d’habitats, de zones cultivées et de sites de fosses en fente (figure jointe), en insistant surtout sur les grandes oppositions ou différences entre résultats pour un même contexte d’occupation, notamment en fonction de sols encaissants très différents (sable / limons/ argiles, calcaires/ neutres/ acides, fertile /, non fertiles, …). Une diversité de choix culturels mais aussi de solutions apportées par les Humains face aux contraintes naturelles est notamment mise en évidence. Ces propositions graphiques sont une étape plutôt qu’un aboutissement. Elles ont été proposées dans le but de stimuler le dialogue autour de ces résultats. En effet, elles posent selon nous mieux la question de la portée réelle ou, au contraire, des limites de la démarche, des besoins de davantage pousser les discussions entre collègues et disciplines avec des méthodes et vocabulaires partagés.